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Bordeaux : ce que l’on sait après l’incendie du poste des Capucins

Éléonore Bachelot-Larrieu 2 min de lecture
Bordeaux : ce que l’on sait après l’incendie du poste des Capucins

Trois jours après l’incendie d’une antenne du commissariat central de Bordeaux, située aux Capucins, l’enquête a pris une nouvelle dimension. Les faits se sont produits jeudi 8 octobre, en marge de la mobilisation lycéenne dans le centre-ville.

Selon ladepeche.fr, plusieurs dizaines de personnes aux visages masqués ou cagoulés ont d’abord incendié des poubelles, lancé des projectiles et tiré des mortiers contre les forces de l’ordre. Les policiers ont répondu par des grenades lacrymogènes.

Trois policiers présents au moment des faits

L’antenne de police a ensuite été prise pour cible. Trois agents se trouvaient sur place : deux étaient dans le bâtiment et un troisième se trouvait dehors. D’après le parquet, ce dernier a été poursuivi par un groupe d’individus avant de réussir à rejoindre son véhicule et à partir en marche arrière.

Des personnes ont entassé des poubelles devant l’entrée pour en bloquer l’accès, puis y ont mis le feu volontairement, a précisé le procureur à France 3. Le parquet estime que les auteurs ne pouvaient ignorer que deux fonctionnaires étaient à l’intérieur, alors que ceux-ci tentaient de sortir.

Le feu s’est propagé à une partie de la façade. Il a été contenu, mais la devanture du local a subi d’importants dégâts. Les trois policiers sont sortis indemnes, selon le syndicat Unité Police, qui les décrit comme profondément traumatisés.

Une enquête élargie vendredi

Après avoir entendu les trois agents, le parquet a étendu vendredi 9 octobre l’enquête à des faits de tentatives d’homicides volontaires aggravés. Les investigations concernaient déjà la destruction d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes ainsi que la participation à un groupement préparant des violences ou des dégradations.

Samedi 10 octobre au matin, aucune interpellation n’avait eu lieu, selon Thierry Bonnaud, délégué du syndicat Alliance Police Bordeaux, interrogé par BFMTV. Les suspects étaient encore en cours d’identification. Les enquêteurs pourraient s’appuyer notamment sur des relevés ADN et des vidéos des violences.

Source : ladepeche.fr

Éléonore Bachelot-Larrieu

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