Magazine local Le Mag Bordeaux
Quartiers

À Mérignac, le nouveau centre de rétention monte progressivement en capacité

Éléonore Bachelot-Larrieu 2 min de lecture
À Mérignac, le nouveau centre de rétention monte progressivement en capacité

Le nouveau centre de rétention administrative de Mérignac a ouvert la semaine dernière. Baptisé Bordeaux II, il remplace un dispositif dont la capacité était de 20 places à Bordeaux. À terme, le site doit accueillir jusqu’à 140 personnes retenues, selon sudouest.fr.

Jeudi dernier, 18 personnes ont été transférées vers Mérignac. Lors d’une visite organisée lundi 5 octobre, le député écologiste Nicolas Thierry a constaté que la plupart des chambres étaient encore vides. Une vingtaine d’hommes occupaient alors les lieux. Le remplissage doit se poursuivre d’ici à la fin de l’année, avec 105 personnes supplémentaires annoncées.

Des modules de 14 personnes

Le centre est géré par la police aux frontières. Il comprend dix modules de vie, prévus chacun pour 14 personnes. Dans chaque module, les chambres accueillent deux personnes et disposent de sanitaires. Un espace de détente et une cour extérieure complètent l’ensemble. Des téléviseurs sont installés dans les chambres et les salles communes. Un petit terrain de football est également prévu, tandis que des consoles de jeu doivent arriver.

Le bâtiment ne comporte ni barbelés en hauteur ni barreaux aux fenêtres des espaces d’hébergement, rapporte sudouest.fr. Mais les déplacements autonomes dans le centre sont limités à 45 minutes par jour. Depuis les cours, le bruit de la rocade reste très présent.

La question des moyens

La montée en capacité soulève déjà des interrogations, dans un contexte marqué par l’indisponibilité de l’hélicoptère médical girondin. L’unité médicale, supervisée par le CHU de Bordeaux, compte deux infirmières et un médecin, soit une dotation identique à celle de l’ancien centre, selon le député. La direction annonce toutefois une hausse des permanences, l’intervention d’un psychiatre et des téléconsultations avec des spécialistes.

L’association Forum réfugiés assure l’accompagnement juridique des personnes retenues. Son équipe doit notamment recevoir les personnes dans une zone d’autonomie contrôlée. Pour l’association, le fonctionnement à pleine capacité reste encore à mesurer. La Cimade, autre association habilitée auprès des personnes retenues, a pour sa part refusé de poursuivre sa mission dans ce nouvel établissement.

Source : sudouest.fr

Éléonore Bachelot-Larrieu

Partager cet article

Retour en haut