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Bordeaux : le pôle d’imagerie de l’avenue Thiers ne verra pas le jour

Éléonore Bachelot-Larrieu 2 min de lecture
Bordeaux : le pôle d’imagerie de l’avenue Thiers ne verra pas le jour

Le bâtiment est terminé, mais il ne recevra pas les patients initialement attendus. Au 144 avenue Thiers, sur la rive droite de Bordeaux, le projet de pôle d’imagerie médicale est abandonné. Selon bougerabordeaux.com, l’ensemble de 2 800 m², livré entre la fin de 2025 et le début de 2026, n’a jamais ouvert au public. Le contexte sanitaire girondin est aussi marqué par l’hélicoptère médical indisponible.

Le refus pour le scanner et l’IRM a bloqué le projet

Le site devait réunir des consultations, un scanner et une IRM. Une trentaine de praticiens et plusieurs spécialités étaient annoncés. Le projet, porté par NFU Santé après des échanges engagés en 2019, visait à regrouper dans un même lieu les rendez-vous médicaux et les examens d’imagerie.

Mais l’agence régionale de santé a refusé l’autorisation nécessaire pour installer le scanner et l’IRM. Cette décision s’appuie sur la planification régionale des équipements et sur l’offre d’imagerie déjà présente en Gironde, précise bougerabordeaux.com. Le refus porte donc sur l’organisation territoriale de l’offre de soins autorisée, et non sur le bâtiment lui-même. La recherche d’un nouveau site après Bordeaux-Lac se poursuit.

Sans ces équipements, le modèle prévu pour le pôle a été remis en cause. Les 150 000 patients annuels évoqués correspondaient à une projection du projet : le centre n’a jamais accueilli de patients.

Un bâtiment achevé en attente d’un nouvel occupant

La situation s’est encore compliquée durant l’été 2026 avec la liquidation judiciaire de NFU Santé, l’entreprise qui devait exploiter le lieu. Des médecins associés au projet ont depuis poursuivi leur activité ailleurs.

L’investisseur Magellim avait engagé environ 14 millions d’euros dans l’opération immobilière. Il cherche désormais un autre occupant pour le bâtiment. Sa future destination n’est toutefois pas arrêtée. Une autre activité pourrait s’y installer, mais aucune ouverture de remplacement n’a été annoncée à ce stade.

Pour le secteur de l’avenue Thiers, l’impact est concret : l’offre annoncée de consultations et d’imagerie ne viendra pas compléter les services existants. Reste désormais à savoir quelle activité pourra réellement prendre place dans cet ensemble conçu pour la santé.

Source : bougerabordeaux.com

Éléonore Bachelot-Larrieu

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