À Bordeaux, Brazza attend encore sa pleine vie de quartier
Une pharmacie, une école, une crèche, un supermarché : à Brazza, les services du quotidien ont pris leur place. Mais dans ce quartier de la rive droite, au débouché du pont Chaban-Delmas, avoir des équipements à proximité ne suffit pas encore à créer une vie de quartier. Des témoignages recueillis ce dimanche 25 octobre font ressortir un contraste.
Les habitants apprécient leur cadre de vie, qu’ils décrivent comme calme malgré les chantiers. Certains voudraient toutefois voir les projets avancer plus vite. Installé depuis trois ans, un habitant regrette notamment le manque de bars et de restaurants, en dehors du rooftop du complexe sportif UCPA. Beaucoup de locaux commerciaux restent vides. Un chocolatier devrait néanmoins ouvrir fin novembre.
Des rendez-vous pour faire vivre Brazza
Le pôle Elsa-Triolet constitue déjà un point de rencontre, avec sa médiathèque, la Maison de quartier et le groupe scolaire. Une habitante arrivée il y a un mois apprécie l’offre culturelle, entre chœur et danse, ainsi que les livraisons d’aliments en vrac du Drive tout nu. Pour ses sorties, elle rejoint cependant la rive gauche.
L’association À Brazz’ouverts cherche à multiplier les occasions de se retrouver. Présidente depuis juin, Mélina Lory porte des projets d’apéro mensuel, de brunch trimestriel et de sorties hors du quartier. Elle s’est aussi rapprochée des associations de Belvédère et des Chartrons, ainsi que de celle des commerçants. Les habitants soulignent déjà la convivialité des relations entre voisins.
Des espaces verts inégalement présents
L’autre attente concerne la place de la végétation. Conçu autour de lanières vertes, Brazza présente encore deux visages. Près des immeubles sur pilotis, les plantations sont bien présentes. À l’autre bout du quartier, ce même habitant attend toujours les allées vertes promises et s’inquiète du devenir de la Brazzaligne, prévue pour rejoindre la place Stalingrad à vélo.
Accessibilité, stationnement et pistes cyclables font également partie des difficultés relevées par Mélina Lory. Entre équipements déjà ouverts et aménagements attendus, les habitants continuent de miser sur ce quartier en construction.



