À Bordeaux, les commerçants du centre-ville face aux dégâts du 17 octobre
Trois jours après les dégradations et pillages survenus samedi 17 octobre dans le centre-ville de Bordeaux, les commerçants pansent leurs plaies. Ce mardi 20 octobre, devant de nombreuses boutiques, les vitrines sont remplacées ou protégées par des panneaux de bois. Les dégâts sont encore en cours d’estimation.
La CCI de Gironde a comptabilisé une centaine de commerces affectés, du bris de vitrine au pillage intégral. Une dizaine ont été fortement détériorés, jusqu’à la destruction. Bordeaux mon commerce, qui fédère 1 400 entreprises dans la métropole, recense pour sa part 200 boutiques touchées et 50 fermetures.
Réouvrir malgré les dégâts
Sur le cours Victor-Hugo, le gérant d’un Carrefour Market, parmi les premiers établissements touchés, a repris son activité après avoir nettoyé et protégé son magasin. Il évalue à plusieurs milliers d’euros les pertes liées aux dégradations et aux vols, auxquels s’ajoutent les vitres à remplacer et les extincteurs dérobés.
Rue Sainte-Catherine, Jack & Jones a été dévalisé après une fermeture anticipée et la mise en sécurité de l’équipe. En face, Décathlon a été intégralement pillé avant d’être partiellement incendié. Des employés y travaillent lundi pour évaluer les dégâts et exploiter la vidéosurveillance.
D’autres enseignes ont aussi été touchées, dont Snipes, Orange, SFR, Sephora, Kiko, Hugo Boss, Kway, Louis-Vuitton et les Galeries Lafayette. Certaines boutiques ont été épargnées après avoir fermé tôt ou protégé leurs vitrines dès vendredi.
Une demande de sécurité
Les commerçants évoquent un sentiment d’abandon et regrettent l’absence de présence policière durant les pillages, alors que les risques circulaient sur les réseaux sociaux. Selon sudouest.fr, 111 personnes ont été interpellées samedi, dont 40 % de mineurs.
Ce mardi, le maire de Bordeaux Thomas Cazenave doit rencontrer les commerçants avec la préfète. Ludovic Roger, coprésident de Bordeaux mon commerce, résume leurs priorités : « Nos priorités, c’est la sécurité, et l’arrêt des manifestations en centre-ville, devenus un prétexte pour saccager. Après, on verra les dispositifs d’aide ».
Source : sudouest.fr
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