À Bordeaux, des étudiants bloquent Montesquieu, Béthanie et la présidence
Ce mercredi, la mobilisation étudiante se poursuit dans les esprits après une journée de blocages à l’Université de Bordeaux. Mardi 20 octobre, deux assemblées générales ont voté le blocage des campus Montesquieu, consacré au droit, et de Béthanie, pour les sciences.
Plusieurs centaines d’étudiants se sont ensuite rendus au domaine du Haut-Carré, à Talence, où se trouve la présidence de l’université, pour en bloquer les bâtiments. Des blocages avaient déjà été votés la semaine dernière.
Contre la sélection et la précarité
Les étudiants mobilisés dénoncent une organisation des études vécue comme une compétition. Parcoursup et les difficultés de passage après la première année font partie de leurs critiques. La précarité étudiante est également au cœur de la mobilisation. L’extension du repas du Crous à un euro pour tous est jugée insuffisante par des étudiants.
Selon sudouest.fr, ces campus sont habituellement peu touchés par les mouvements de blocage. La mobilisation s’inscrit dans la vague de contestation impulsée par le mouvement lycéen.
La présidence appelle au dialogue
Le président de l’Université de Bordeaux, Dean Lewis, a échangé avec des étudiants mobilisés. La vice-présidente Catherine Gauthier s’était auparavant adressée aux bloqueurs du Haut-Carré et s’est engagée à leur apporter des réponses.
Dean Lewis dit soutenir les inquiétudes exprimées sur le manque de moyens et la dégradation des conditions d’études et de travail. Il appelle toutefois à éviter les dégradations, les violences et les blocages. Il affirme vouloir distinguer les revendications relevant de l’établissement de celles qui appellent des réponses nationales.
Source : sudouest.fr
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