À Bordeaux, un village de la Santé prépare la mobilisation du 29 septembre
Mardi 15 septembre, la CGT Santé-Action sociale de Gironde a organisé un village de la Santé à l’hôpital Saint-André, à Bordeaux. Rejointe par la CGT Énergie, l’initiative visait à préparer la mobilisation interprofessionnelle annoncée pour le 29 septembre. Cette manifestation interprofessionnelle bordelaise a réuni jusqu’à 10 000 personnes autour des enjeux de rémunération et de services publics.
Des dizaines de travailleurs de plusieurs secteurs de la santé ont participé à ce rendez-vous. Cinq stands d’information étaient consacrés à la psychiatrie, au handicap, à la maternité et aux Ehpad, aux urgences et à la protection de l’enfance. Des ventes de sandwichs et de boissons ont aussi alimenté la caisse de grève du Samu social.
Les inquiétudes sur les moyens de la santé
La journée a mis en avant les effets des restrictions budgétaires signalées dans ces différents services. Au niveau départemental, la Gironde a restreint l’accès à la Prestation de Compensation du Handicap et réduit le volume d’heures d’accompagnement à domicile financées, tandis que le secours héliporté girondin reste fragilisé.
Selon le site, l’Agence régionale de santé menace également les maternités de Blaye et de Lesparre de fermeture. À Lesparre, les accouchements sont suspendus pendant au moins un mois faute de pédiatre. Au CHU de Bordeaux, les urgences de Saint-André sont menacées de fermeture. Les travailleurs concernés seraient redéployés entre les sites de Pellegrin et de Haut-Lévêque, alors qu’un autre dossier concerne un centre d’imagerie à Bordeaux.
Plusieurs prises de parole ont eu lieu sur place. Baptiste Añorga, secrétaire général de l’USD CGT et de la section CGT du CHU de Bordeaux, a abordé les coupes touchant les urgences. Marie-Laure Charchar, secrétaire générale de la CGT Blanchisserie du CHU, a évoqué la future blanchisserie prévue en 2027 et les craintes exprimées sur les effectifs et le rythme de travail.
Pour les organisateurs, ce village doit servir de point d’appui à une mobilisation plus large dans les établissements de santé avant le 29 septembre.



