LGV Bordeaux-Toulouse : en Sud-Gironde, la contestation gagne les chantiers
Dans les bois au sud de Bordeaux, l’opposition à la LGV Bordeaux-Toulouse se joue désormais devant les engins forestiers. Depuis le 1er octobre, les travaux de libération d’emprise sont autorisés pour les investigations préalables à la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest. Près de 300 hectares doivent être libérés en Gironde entre octobre et décembre, selon les prévisions de SNCF Réseau rapportées par sudouest.fr.
De Portets au bois de Thion, ralentir les coupes
À Portets, une dizaine de sylviculteurs ont momentanément interrompu un chantier le 6 octobre, avec le soutien du maire et de militants de Landes Graves viticulture environnement en Arruan (LGVEA). Depuis, les actions se succèdent dans le massif sud-girondin, réunissant forestiers, militants et élus.
À Ayguemorte-les-Graves, une poignée d’opposants se relaient depuis la mi-octobre autour d’une cabane en palettes, dans le bois de Thion. Leur objectif : surveiller le retour des machines et prévenir les autres militants. Ils affirment avoir déjà arrêté plusieurs fois les premiers chantiers sur cette portion, située après les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux.
Face à eux, Idverde, le prestataire chargé des travaux forestiers, déplace de petites équipes et ne laisse pas de matériel sur place. Les déclarations déposées en mairie annoncent des interventions entre le 5 octobre et le 30 juin.
Les maires mobilisent aussi les arrêtés
Le 12 octobre, la maire d’Ayguemorte-les-Graves, Martine Talabot, a interdit le stationnement des engins de plus de 3,5 tonnes sur le domaine public, pour des raisons de sécurité. À Préchac, le maire Michel Mortagne préparait encore un arrêté contre les poids lourds ce mercredi 28 octobre.
À Saint-Michel-de-Rieufret, le maire Alexis Vandekerchove a également pris un arrêté. Il veut notamment obtenir une meilleure communication sur les chantiers afin de garantir la sécurité des personnes. Il a finalement obtenu des gages de la SNCF.
La contestation reste aussi judiciaire : deux recours en urgence ont été rejetés le 14 octobre par le tribunal administratif de Bordeaux, mais les recours au fond sont maintenus. Sur le terrain, les travaux doivent bientôt atteindre la vallée du Ciron, avec Bernos-Beaulac comme point de repère de la mobilisation.
Source : sudouest.fr
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