Manifestation à Bordeaux : le Syndicat des avocats conteste l’interdiction en centre-ville
Le départ du défilé intersyndical est prévu demain, samedi 24 octobre, à 14 heures, place de la Bourse à Bordeaux. Mais ce vendredi à 17 h 30, la préfète a officialisé l’interdiction de manifester en centre-ville. Le Syndicat des avocats de France (SAF) entend contester cette décision devant le tribunal administratif pour permettre aux organisations syndicales de s’élancer comme prévu.
Au cœur de la contestation : le délai de publication de l’arrêté. Une heure après l’annonce de l’interdiction et la présentation d’un périmètre aux journalistes, le document était toujours attendu. Sa publication est un préalable au recours. Me Sarah Lavallée, représentante du SAF, avait prévenu le tribunal et souhaitait obtenir une audience samedi matin.
Un accès au juge que le syndicat estime entravé
L’avocate voit dans cette attente une manœuvre qui freine la possibilité de saisir un juge avant l’entrée en vigueur de l’interdiction. Elle dénonce un « contournement de l’État de droit ».
Elle s’appuie aussi sur un précédent cette semaine. Le 22 octobre, un arrêté autorisant la captation d’images par drones dans toute la ville a été publié à 11 h 24 pour une application à midi. L’audience destinée à le contester avait été fixée au vendredi à 14 heures, alors que l’arrêté prenait fin la veille à 20 heures. L’affaire a finalement été retirée de l’audience.
Me Lavallée entendait également demander à la justice d’imposer à la préfecture de publier ses arrêtés au moins vingt-quatre heures à l’avance, sur le modèle d’une décision du tribunal de Paris du 21 octobre.



