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Bordeaux : le projet d’hôtel dans l’ancien Virgin toujours à l’arrêt

Éléonore Bachelot-Larrieu 2 min de lecture
Bordeaux : le projet d’hôtel dans l’ancien Virgin toujours à l’arrêt

Place Gambetta, la transformation de l’ancien Virgin en hôtel reste bloquée. Depuis la fin de l’été, aucune activité n’est constatée sur le chantier. En ce début d’automne, l’architecte Michel Pétuaud-Létang confirme un nouvel arrêt, dans l’attente d’un refinancement du projet porté par Michel Ohayon.

Au 15, place Gambetta, acquis par l’homme d’affaires en 2015, l’écart reste considérable entre l’ambition et les travaux réalisés : le programme a été annoncé à 100 millions d’euros, pour 1,3 million d’euros de travaux effectués à ce jour.

Des reprises techniques et des retards successifs

En novembre 2025, le calendrier avait déjà été prolongé de six mois pour installer une structure métallique destinée à stabiliser le bâtiment. Au printemps dernier, une nouvelle expertise a conclu à la nécessité de reprendre 40 poutres, à tous les niveaux, afin d’adapter les fondations aux normes européennes. L’architecte évoquait alors trois mois de retard supplémentaires.

La grande bâche promotionnelle a également disparu de la façade. Michel Pétuaud-Létang explique ce retrait par un désaccord d’interprétation des règles sur sa dimension publicitaire avec l’architecte des bâtiments de France et la Direction régionale des affaires culturelles.

Un avenir lié au financement et à la justice

L’architecte assure que les marchés sont signés et que la chaîne Kimpton reste engagée. Mais en juillet dernier, la cour d’appel de Bordeaux a rejeté le plan de redressement de la Financière immobilière bordelaise, la FIB. Michel Ohayon est aussi mis en examen pour banqueroute et abus de biens sociaux, des faits qu’il conteste.

Pour Alexandra Siarri, première adjointe au maire chargée de l’urbanisme, la reprise des travaux dépend des décisions de justice. Plusieurs observateurs de l’économie bordelaise considèrent qu’une vente du bâtiment offrirait une réelle perspective d’ouverture.

Éléonore Bachelot-Larrieu

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