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À Bordeaux, des volontaires veulent protéger les commerces, sur fond de désaccords

Éléonore Bachelot-Larrieu 2 min de lecture
À Bordeaux, des volontaires veulent protéger les commerces, sur fond de désaccords

Une semaine après les pillages et saccages de magasins lors de la manifestation contre la vie chère du 17 octobre, des volontaires s’organisent à Bordeaux pour soutenir les commerçants. Ce samedi 24 octobre, dans la perspective d’une nouvelle mobilisation, leur initiative se heurte toutefois à des désaccords sur le recours à la violence, rapporte actu.fr.

Une mobilisation lancée sur les réseaux sociaux

À l’origine de cette démarche, une vidéo de l’influenceur Alpha Rise Fitness, publiée sur Instagram, appelle à défendre les commerçants. Partagée plus de 5 000 fois, elle a été suivie de la création d’un site qui répertorie 66 villes. Chacune dispose d’un canal Telegram destiné aux échanges entre commerçants et riverains.

Dans le groupe bordelais, un commerçant salue l’initiative après avoir passé une soirée devant sa boutique pour la défendre. L’objectif affiché est d’épauler les magasins en difficulté. Les volontaires doivent porter un tissu blanc dépassant d’une poche ou d’un manteau pour se reconnaître et signaler leur intention pacifique aux passants comme aux forces de l’ordre.

La violence divise le groupe

Le cadre revendiqué par l’initiative est celui d’une entraide citoyenne sans violence ni provocation. Des participants rappellent également le caractère apolitique du groupe et son refus de promouvoir la violence.

Mais cette position ne fait pas l’unanimité. Certains membres envisagent des affrontements et réclament des volontaires prêts à recevoir comme à donner des coups si un commerce est pillé devant eux. D’autres contestent l’idée de rester sans agir face à un pillage. Le signe de reconnaissance lui-même suscite des inquiétudes : un participant redoute que le tissu blanc ne fasse des volontaires des cibles. Entre soutien aux boutiques et volonté d’en découdre chez certains, les échanges révèlent des intentions divergentes.

Source : actu.fr

Éléonore Bachelot-Larrieu

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