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À Lormont, le risque d’un nouveau scrutin municipal se précise

Éléonore Bachelot-Larrieu 2 min de lecture
À Lormont, le risque d’un nouveau scrutin municipal se précise

Les habitants de Lormont devront-ils revoter pour les municipales ? La question s’est posée ce mardi 1er septembre au tribunal administratif de Bordeaux. Le rapporteur public a conclu à l’annulation du scrutin, près de six mois après l’élection de Philippe Quertinmont dès le premier tour. L’actualité locale a aussi été marquée par l’incendie du lycée des Iris.

Le maire, étiqueté PS, avait remporté l’élection avec 50,75 % des voix et 27 sièges. Le recours ne vise pourtant pas directement sa liste. Il porte sur la liste sans étiquette de Taner Ozkosar, arrivée deuxième avec 32,52 % des voix et 5 sièges. Cette liste n’avait pas précisé la nationalité bulgare d’un colistier placé en 15e position, Ahmed Simeonov.

Un recours venu de la troisième liste

Le dossier a été porté devant la juridiction administrative par quatre candidats de la liste du Rassemblement national, arrivée troisième avec 16,73 % des voix et trois sièges. Serge Blüge, chef de l’opposition RN, a expliqué qu’un candidat européen peut se présenter aux municipales, mais que sa nationalité doit être indiquée.

Il affirme aussi que le dossier de requête en annulation a été déposé dans sa boîte aux lettres et dans celles de trois colistiers, déjà préparé. Taner Ozkosar, devenu conseiller d’opposition, n’a pas souhaité faire de commentaire pour le moment.

Ce que cela changerait pour la ville

Si le tribunal suivait l’avis du rapporteur public, le scrutin pourrait être annulé. Pour les Lormontais, cela ouvrirait la voie à une nouvelle élection municipale. Philippe Quertinmont, qui se dit « victime collatérale » de cette affaire, juge une annulation difficile à comprendre, en rappelant que sa liste a obtenu la majorité absolue et plus de 1 000 voix d’avance.

Le maire indique aussi qu’il ira « jusqu’au Conseil d’État s’il le faut ». Il met en avant le coût d’un tour d’élection municipale, qu’il chiffre à 150 000 euros. La décision du tribunal reste donc attendue, avec un enjeu très concret pour la commune : savoir si le conseil municipal issu du premier tour peut continuer à travailler, ou si les électeurs devront retourner aux urnes.

Éléonore Bachelot-Larrieu

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