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Verrerie O-I de Vayres : la CGT craint la fermeture, réunion européenne le 17 novembre

Éléonore Bachelot-Larrieu 2 min de lecture
Verrerie O-I de Vayres : la CGT craint la fermeture, réunion européenne le 17 novembre

Les 170 salariés de la verrerie O-I, à Vayres (Gironde), redoutent une éventuelle fermeture depuis l’annonce faite par le groupe le 27 octobre 2026 : celui-ci envisage de fermer définitivement un site de production européen, qu’il n’a pas désigné. Une concertation a été engagée auprès des représentants du personnel ; le groupe précise qu’il attendra la fin de cette démarche avant de prendre une décision définitive. Le comité d’entreprise européen doit se réunir en séance extraordinaire à Genève, le 17 novembre.

Vayres est l’unique producteur industriel de bouteilles en verre de Gironde. La CGT juge que « rien ne permet d’affirmer officiellement que Vayres est le site visé », mais ses inquiétudes restent fortes : le four n° 1 est arrêté depuis 2024 et le n° 2 depuis mars 2026. La direction avait annoncé un arrêt du four n° 2 du 10 mars au 17 septembre 2026, pour des travaux et la formation des équipes. Aucun calendrier de reprise n’a été communiqué, selon la CGT.

Yohann Villaneau, représentant CGT et secrétaire du comité social et économique de l’usine, indique que les pièces nécessaires à une réfection partielle du four n’ont pas été commandées. Leur approvisionnement demande entre quatre et six mois. « Chaque mois supplémentaire d’attente rend plus difficile la possibilité de se projeter dans l’avenir », dit-il. Il rappelle aussi que le plan de sauvegarde de l’emploi de 2025 a entraîné 81 licenciements nets.

Le 12 octobre, la CGT, FO et la CFE-CGC ont écrit à la direction d’O-I France pour s’inquiéter du délai de redémarrage et demander la relance du site. Elles soulignent l’incohérence de laisser à l’arrêt un établissement où le groupe a investi 60 millions d’euros, dont 50 millions pour reconstruire le four n° 2 en 2023.

Contactée, la direction d’O-I France indique que « toute évolution concernant les activités fera naturellement l’objet d’une communication aux représentants du personnel concernés en priorité » et ne souhaite pas faire de commentaires supplémentaires.

Sources : vitisphere.com, sudouest.fr

Éléonore Bachelot-Larrieu

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