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Paris-Bordeaux : Velvet obtient une licence pour préparer ses trains

Éléonore Bachelot-Larrieu 2 min de lecture

Pour les voyageurs bordelais qui prennent régulièrement le train vers Paris, le paysage pourrait évoluer dans les prochaines années. Selon 20minutes.fr, la compagnie ferroviaire privée Velvet a annoncé ce mardi matin avoir obtenu sa licence d’exploitation sur le réseau français.

Cette autorisation ne signifie pas encore que des trains Velvet circuleront demain en gare de Bordeaux. Mais elle constitue une étape réglementaire importante pour l’entreprise, qui ambitionne de concurrencer la SNCF sur quatre destinations à grande vitesse dans l’ouest : Paris-Bordeaux, Paris-Nantes, Paris-Angers et Paris-Rennes, à partir de 2028.

Ce que cela peut changer sur Paris-Bordeaux

Pour Bordeaux, l’enjeu est donc clair : la ligne à grande vitesse avec Paris fait partie des liaisons visées par Velvet. Si le projet va au bout, les voyageurs pourraient voir arriver un nouvel opérateur sur ce trajet, aujourd’hui largement exploité par la SNCF.

La licence délivrée par le ministère des Transports atteste, selon 20minutes.fr, que l’entreprise remplit les conditions juridiques et financières pour lancer des services commerciaux de trains de voyageurs. Elle permet aussi à Velvet d’avancer dans la préparation de ses futures circulations, notamment en demandant des sillons, c’est-à-dire des droits de passage à des horaires précis, auprès de SNCF Réseau.

Encore une autorisation à obtenir

Velvet n’a toutefois pas encore toutes les clés pour faire rouler ses trains. La compagnie doit aussi obtenir un Certificat de Sécurité Unique. Ce document doit attester que l’entreprise maîtrise les risques et son système de gestion de la sécurité.

20minutes.fr précise que Velvet a levé un milliard d’euros avec son associé auprès du fonds d’investissement français Antin Infrastructure Partners. Une grande partie de cette somme a servi à l’acquisition de 12 trains Avelia Horizons commandés à Alstom.

La SNCF conserve pour l’instant une position dominante sur le réseau à grande vitesse français. Mais la concurrence s’installe peu à peu, avec déjà Trenitalia sur d’autres axes et plusieurs projets annoncés. Pour les Bordelais, Velvet fait partie des dossiers à suivre d’ici 2028, surtout pour les trajets vers la capitale.

Source : 20minutes.fr

Éléonore Bachelot-Larrieu

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